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Le ventre notre deuxième cerveau

Depuis quelques années la démocratisation des neurosciences nous permet de découvrir plus de détails sur le fonctionnement de nos sytèmes internes. Elles ouvrent la voie à de nouvelles manières d'appréhender le travail des émotions, des symptômes de blocages, des douleurs psycho-corporelles.

Je vous propose de découvrir dans cet article comment ces nouvelles découvertes, par leur compréhension, nous ouvre un nouveau champ des possibles pour libérer nos émotions, notre corps et notre esprit.

Symptômes liés au stress : syndrôme de l'intestin irritable, nervosité, insomnie, problèmes de peau, mal-être.

Ces maux nous parlent de nos états internes.




La relation entre notre ventre et notre cerveau


Grâce aux avancées neuroscientifiques nous avons désormais accès à de plus en plus de précisions quant au fonctionnement de notre corps et de notre psychisme. Comprendre le langage de notre système digestif et notre système neuronal permet de cibler précisément les racines de nos maux.

Notre équilibre biologique veut que chaque organe ait un rôle bien défini et qu'il dépende d'une organisation systémique qui ne soit pas liée au hasard. Nous avons découvert que nos organes communiquent systématiquement entre eux afin d'assurer notre bon fonctionnement général.



L'autoroute du « nerf vague »


Le nerf vague est le nerf le plus étendu de notre corps, d'où son nom. Le nerf vague est comme une autoroute de communication entre notre ventre et notre cerveau, tout va très vite et de manière automatique.

Des neurotransmetteurs circulent ainsi entre notre cerveau et notre ventre, dans un sens comme dans un autre.

Notre ventre, au même titre que notre cerveau possède un nombre important de neurones. Notre cerveau possède environ 100 milliards de neurones alors que notre ventre en dénombre 200 millions. Ventre et cerveau sont tous deux équipés pour se transmettre des informations : les neurostransmetteurs.


Au commencement de l'Humanité, le cerveau humain était plus petit qu'il ne l'est aujourd'hui. Ce développement biologique est le fruit d'une évolution qui nous a permis de nous différencier des autres mammifères.

A l'époque de la préhistoire, les hominidés se nourrissaient d'aliments crus, le feu n'ayant pas encore été découvert. Il était donc nécessaire à notre ventre de faire appel à beaucoup d'énergie pour assimiler la nourriture. Se nourrir de crudités apporte peu de calories, ce qui ne motive pas l'organisme à évoluer ou à se développer particulierement.


La découverte et la maîtrise du feu va alors tout changer dans la manière de s'alimenter et dans la manière d'exister humainement.

Plus de choix de nourriture, un apport calorique plus important, un cerveau qui grossit, des facultés qui se développent... Le nerf vague est le représentant du lien inamovible qu'il y a entre notre ventre et notre cerveau, entre émotions et pensées...



Découverte du feu, des esprits qui se réchauffent...


La base de notre existence sur Terre est liée à notre capacité de digestion, de création d'énergie par l'ingestion de nourriture.

Le processus de la digestion est un mécanisme fantastique qui n'a encore jamais pu être reproduit. Ce mécanisme complexe demande toujours beaucoup d'énergie à notre métabolisme.

La digestion est particulierement énergivore lors de l'assimilation d'aliments crus, effectivement ce genre de nourriture provoque d'ailleurs souvent des phénomènes de ballonnement, une impression de « coup de barre » et autres signaux sonores ...

A l'époque de l'HOMO ERECTUS, la domination du feu a permis de commencer à faire cuire le fruit des cueillettes et de la chasse. La maîtrise de cette technique a été la clé de notre évolution future.

La carte des menus journaliers a pu s'étoffer pour proposer de nouvelles vitamines et nutriments. Plus de choses sont devenues comestibles dès lors qu'elles étaient soumises à cuisson.

La cuisson fait office de "pré-digestion", ainsi les aliments ingérés sont plus rapidement et plus facilement assimilés, ce qui nous demande moins d'énergie.

La préservation de cette énergie et de ce temps gagné a ouvert les individus à d'autres occupations : création d'outils et d'objets, développement de la sociabilisation, de nouveaux apprentissages, de nouvelles activités, une possibilité d'être actif même la nuit, se protéger des animaux, création de rituels etc.

L'Homme moderne allait pouvoir voir le jour...

Au fil des années et des époques, l'HOMO ERECTUS s'est donc développé à l'image de son cerveau en passant par l'HOMO HABILIS ( taille du cerveau environ 500 cm3) , L'HOMO ERGASTER ( taille du cerveau environ 900 cm3 ) puis l'HOMO NEANDERTHALENSIS ( taille du cerveau environ 1450 cm3 ) pour devenir l'homme que nous connaissons aujourd'hui : l'HOMO SAPIENS SAPIENS

Notre cerveau d'aujourd'hui est d'environ 1500 cm3.

Ainsi notre cerveau doté de plus de neurones et de connexions neuronales a permis à l'Homme de développer d'autres besoins que celui de se nourrir comme celui de s'organiser en société.

Cerveau et ventre sont donc intimement liés depuis la nuit des temps et le rapport que nous avons encore aujourd'hui peut impacter ce qu'il se passe dans notre cerveau.

« Dis moi ce que tu manges je te dirai qui tu es... »

Mal se nourrir en ayant l'espoir d'avoir une « tête bien faite » pourrait être une utopie à rapidement dépasser.



Le bien-être, une question viscérale.


Nous avons vu que le cerveau et le ventre sont reliés et communiquent entre eux avec des neurotransmetteurs via le nerf vague.

Ils utilisent les mêmes neurotransmetteurs, ils parlent le même langage. Leur langage est constitué d'hormones dont l'une d'entre elle va nous intéresser particulièrement, la sérotonine.

D'après les chercheurs, 95% de la sérotonine est produite dans le ventre.

La sérotonine participe à la bonne gestion des émotions, et l'on peut ainsi dire à la digestion des émotions. Bien digérer ses émotions revient à prendre le bon ( comprendre leur message ) pour laisser passer leurs effets ( évacuation naturelle ).

Nos sensations intestinales sont des indicateurs de notre bon ou mauvais fonctionnement émotionnel.

Pour notre cerveau la sérotonine est l'hormone du bien-être ,elle permet la bonne digestion intestinale.

maux de ventre
Syndrôme intestin irritable

Si notre cerveau ( mental, pensées, sentiments ) n'est pas "bien" , le ventre ne pourra pas assurer une digestion optimale, ce qu'il va exprimer par des maux. Des maux tels que des symptômes intestinaux tel que des irritabilités, des ballonnements, des contractions et toutes autres sensations dérangeantes. Lorsque l'on se sent triste, stressé, agacé, notre ventre en fait souvent les frais...


Ces sensations sont donc le reflet d'une problématique plus cérébrale qu' organique.

Alors que les examens cliniques ne relèvent aucun problème organique, certaines personnes sont perdues dans leur parcours médical et se soumettent à toute sorte de traitements pour étouffer maux et malheurs. Ces approches peuvent donc être inefficaces et entérinent les problématiques.

Des études neuroscientifiques démontrent l'éfficacité de l'hypnose pour solutionner ces problématiques. Agissant sur le cerveau et les pensées qui l'habitent, l'hypnose agi par ricochet sur le ventre et l'ensemble de nos perceptions.

L'état hypnotique permet de se reconnecter à un sentiment de bien-être, porté par une meilleure circulation de la sérotonine.

Les muscles du ventre se relâchent et l'on expérimente un état de détente et de légèreté, d'où le champ lexical aérien représentatif de l'état hypnotique (partir, planer, voyager, monter, etc.)

Les bienfaits se répercutent ainsi sur tout le système digestif et dans le corps.

Le mental à son tour se relâche, ce qui permet de laisser plus de place à d'autres capacités, plus créatives et plus libres.


De ce relâchement s'active une meilleure circulation énergétique entre nos 3 pôles fonctionnels:


* les états internes : nos émotions ;

* les processus internes : nos pensées ;

* les processus externes : nos actes.


L'équilibre rétablie entre ces 3 pôles fonctionnels permet un rééquilibrage:

* des pensées,

* des émotions

* de nos comportements.


C'est toujours sur ces pôles que nos problématiques se figent, le travail par l'hypno-coaching permet de rétablir le mouvement et par delà le changement.

Le stress est une réaction automatique et archaïque de notre cerveau face à des situations que nous vivons. Il indique toujours que quelque chose ne convient pas dans nos expériences. C'est un signal d'alerte que quelques chose de négatif est devenu trop habituel, trop figé dans notre vie.

Ainsi se forme un cycle verteux, permettant une digestion plus tranquille de tous ce que nous absorbons : les aliments et nos émotions.










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